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ne les oublions pas

Offensive perturbationiste réalisée le 13 mai 2011 sur le Pont des Arts à Paris (F).


Cette intervention, réalisée sans autorisation, a consisté à accrocher sur le Pont des Arts à Paris, face à la Seine, une banderole imprimée de 320 x 400 cm, représentant les visages de Jeff Koons et Damien Hirst, accompagnés du message en lettres capitales « NE LES OUBLIONS PAS ». La banderole a conçue sur base d’une première pièce que j’ai réalisée en peinture acrylique sur une toile de 180 x 210 cm (qui a été, par la suite, exposée en vitrine à la Galerie Hors-Champs à Paris en 2013 dans le cadre d’une exposition de groupe). L’impression de la banderole a été sous-traitée à un atelier professionnel.


« Ne les oublions pas » est une intervention à travers laquelle j’ai souhaité interroger le phénomène sociétal d’hypermédiatisation, notamment mis en avant dans les travaux de Gilles Lipovetsky sur l’hypermodernité, en explorant sa dimension la plus triviale : la mobilisation pour deux victimes au service d’une juste cause qui, malgré sa sur-médiatisation, ne peut donner légitimement lieu à la critique. Ici, le grand public, malgré son impuissance à infléchir la situation, ne peut que subir le martellement du message véhiculé par la pression médiatique.

Cette offensive établit un parallèle ironique entre le phénomène de sur-médiatisation dont ont bénéficié les deux otages français, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, en 2010-2011, du fait de leur statut de journaliste auprès de France Télévision, et l’omniprésence des deux personnalités que sont Jeff Koons et Damien Hirst auxquels se trouve souvent réduit le monde de l’art contemporain aux yeux du grand public. Impossible de les éviter. Cette médiatisation partielle et partiale ne faisant au final que renforcer le stéréotype de l’art actuel et son incompréhension aux yeux du grand public.

Le message « Ne les oublions pas » et la présentation formelle de cette banderole fait directement écho aux types de support utilisés à l’époque par les groupes de soutien à ces deux otages. L’installation sur le site s’est faite en date du 500ième jour de détention des deux journalistes retenus par les Talibans en Afghanistan. La banderole a été fixée en son sommet sur les grilles du pont puis déroulée dans le vide au-dessus de la Seine, faisant face aux différents bateaux-mouches qui naviguent à cet endroit.


Cette offensive a fait l’objet de :

• Une pétition en ligne destinée à soutenir les deux artistes objets de l’intervention ;

• La réalisation, à l’aide d’un téléphone portable, de photos et d’une vidéo à des fins de documentation.

(https://www.youtube.com/watch?v=3ltm905_Bj0)

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